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Une époque début 1900 – Hygiène et Santé.

UNE EPOQUE début 1900 – HYGIENE ET SANTE

QUELQUES EXTRAITS de l’arrêté municipal du 3 décembre 1903 du règlement sanitaire communal : (l’habitat et les modes de vie en 1900)

HABITATIONS ET CUISINES :
– La couverture et la sous couverture à paille des maisons, granges, écuries et étables sont interdites.
– Le sol du rez-de-chaussée, s’il n’est pas établi sur caves devra être surélevé de 30 cms au moins au-dessus du niveau extérieur.Le sol en terre battu est interdit.
– La cuisine, pièce commune, doit être largement pourvue d’espace, d’air et de lumière.
– Tout foyer de cuisine doit être placé sous une hotte munie d’un tuyau de fumée, montant de 40 cms au moins, au-dessus de la partie la plus élevée de la construction.La cuisine sera munie d’un évier.
CHAMBRES A COUCHER :
– Elles seront hautes au moins de 2 m 60 sous plafond, et d’une capacité d’au moins 25 mètres cubes. Les fenêtres ne mesureront pas moins d’un mètre et demi superficiel.
– L’habitation de nuit est interdit dans les caves et sous-sols.
ECURIES ET ETABLES :
– Le sol des écuries et éables devra être rendu imperméable dans la partie qui reçoit les urines ; celles-ci devront s’écouler par une rigole suffisante.
CELLIERS ET PRESSOIRS :
Ils devront bien être éclairés et aérés.
FOSSES A FUMIER ET A PURIN :
– Les fumiers seront déposés sur un sol imperméable.
MARES :
– les mares et fossés à eau stagnante seront éloignéees des habitations.
VIDANGES-GADOUES…
– Les dépôts de vidanges, gadoues, immondices, pailles, balles, feuilles sèches en putréfaction, marcs de raisin, sont interdits.
– Les cainets de fosses d’aisances seront établis à une distance convenable des sources, puits et citernes.
ANIMAUX MORTS :
– Interdiction de jeter les animaux morts dans les mares, rivières, abreuvoirs, gouffres et bétoires. Ils devront être enterrés à au moins cent mètres des habitations, et leurs corps recouverts d’au moins un mètre d’épaisseur.
MALADIES TRANSMISSIBLES – DECLARATIONS :
– Les hôteliers et logeurs sont tenus de signaler immédiatement à la mairie tout cas de maladie qui se produirait dans leur établissement, ainsi que le nom du médecin qui aurait été appelé pour le soigner.
ISOLEMENT :
Tout malade atteint d’une affection transmissible sera isolé autant que possible, de telle sorte qu’il ne puisse la propager par lui-même ou par les personnes appelées à le soigner. Jusqu’à la disparition complète de tout danger de contagion, on ne laissera approcher du malade que les personnes qui le soignent.Celles-ci prendront toutes les précautions pour empêcher la propagation du mal.
DESINFECTION :
– Il est interdit de déverser aucune déjection (crachats, matières fécales,matières vomis…) provenant d’un malade atteint d’une maladie transmissible, sur le sol des voies publiques ou privées, des cours, des jardins, sur les fumiers et dans les cours d’eau.
– Ces déjections, recueillies dans des vases spéciaux,seront enterrées profondément, mais seulement après avoir été désinfectés à la chaux vive.
– Pendant toute la durée d’une maladie transmissible, les objets à usage personnel du malade et des personnes qui l’assistent, de même que tous les objets contaminés ou souillés, seront désinfectés.
– Les linges et effets contaminés seront désinfectés avant d’être lavés et blanchis. L’immersion pendant un quart d’heure constitue un bon procédé de désinfection.
– Les locaux occupés par le malade seront désinfectés aussitôt après sa guérison ou son décès.
– Lorsque le malade sera guéri, il ne sortira qu’après avoir pris les précautions convenables de propreté et de désinfection.

A MONTREAL, le 3 DECEMBRE 1903

le MAIRE : signé : MONTANGE

vu et approuvé , le Conseiller de Préfecture 25.02.1904.